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La Terre



Description ajoutée par ceaime2B 2019-04-05T16:15:57+02:00

Résumé

La Terre est un roman d’Émile Zola publié en 1887, le quinzième volume de la série des Rougon-Macquart. Sans doute l’un des plus choquants, Zola y dresse en effet un portrait féroce du monde paysan de la fin du XIXᵉ siècle, âpre au gain, dévoré d’une passion pour la terre qui peut aller jusqu’au crime. Wikipédia.

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Classement en biblio - 208 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par x-Key 2011-02-26T15:24:49+01:00

C'était l'époque où la Beauce est belle de sa jeunesse, ainsi vêtue de printemps, unie et fraîche à l'œil, en sa monotonie. Les tiges grandirent encore, et ce fut la mer, la mer des céréales, roulante, profonde, sans bornes. Le matin, par les beaux temps, un brouillard rose s'envolait. A mesure que montait le soleil, dans l'air limpide, un brise soufflait par grandes haleines régulières, creusant les champs d'une houle, qui partait de l'horizon, se prolongeait, allait mourir à l'autre bout. Un vacillement pâlissait les teintes, des moires de vieil or couraient le long des blés, les avoines bleuissaient, tandis que les seigles frémissants avaient des reflets violâtres. Continuellement, une ondulation succédait à une autre, l'éternel flux battait sous le vent du large. Quand le soir tombait, des façades lointaines, vivement éclairées, étaient comme des voiles blanches, des clochers émergeant plantaient des mâts, derrière des plis de terrain. Il faisait froid, les ténèbres élargissaient cette sensation humide et murmurante de pleine mer, un bois lointain s'évanouissait, pareil à la tache perdue d'un continent.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par CecileM 2019-04-26T15:52:26+02:00
Or

Dans ce roman, Zola décrit le monde rural du 19ème siècle, en prenant pour type un village de la Beauce. Ce monde paysan paraît fermé sur lui-même. Face à la famille Fouan, famille de paysans depuis des générations (l'idée de la transmission, par la terre, est essentielle), le personnage de Jean Macquart fait figure d'étranger et il le restera jusqu'au bout malgré son mariage avec une fille Fouan. Le roman pose des questions économiques avec la division des terres, suite aux héritages. Il y a d'une part les petites fermes, d'autre part la grande ferme du propriétaire Hourdequin, qui essaie des méthodes modernes de culture, au prix de s'endetter. Tous sont voués au labeur et si le paysage des plaines de Beauce est souvent comparé par Zola à un paysage marin, les paysans, eux, sont plus souvent comparés à des bêtes. Le corps est très présent dans ce roman, avec les tâches agricoles, le contact charnel avec la terre, la sexualité des paysans. Et pour cela, Zola va jusqu'à utiliser un langage proche de la scathologie : les pets de Hyacinthe, le braconneur surnommé Jésus, le fumier que Françoise brasse, la vieille paysane surnommée la mère caca, car elle utilise du fumier humain. Le corps est aussi très présent avec tout le vocabulaire de la dévoration. Les fils et filles sont prêts à dévorer leurs parents pour posséder la terre, les frères et soeurs à se dévorer entre eux tels des bêtes. Tous sont mangés par l'avarice. L'odeur du crime rode, le roman rejoignant d'une certaine façon la tragédie.

Zola a découpé son roman selon les saisons, avec un temps qui se déroule de manière cyclique. Mais si les saisons reviennent, Jean, l'étranger et le témoin de ce monde rural, quitte à la fin cette terre de Beauce, préférant se porter volontaire pour la guerre annoncée, tandis que le paysan, lié à sa terre et qui n'a jamais été libre, semble destiné à la disparition, même Hourdequin et sa ferme "moderne" : "Et pas moyen de briser la geôle, jamais il ne s'était senti davantage prisonnier de sa terre, chaque jour l'argent engagé, le travail dépensé l'y avaient rivé d'une chaîne plus courte. La catastrophe approchait, qui terminerait l'antagonisme séculaire de la petite propriété et de la grande en les tuant toutes les deux."

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Commentaire ajouté par hugotisdent 2018-12-18T09:06:35+01:00
Diamant

Toujours du style Zola ! Ecriture magnifique, sujet brulant tragique, bouleversant... thème de la terres des paysans...C'est beau...pas très distrayant, déprimant même , un peu d'espoir néanmoins vers la fin !!!

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Commentaire ajouté par caroline78 2018-04-30T16:50:40+02:00
Or

L'un des rares Zola que je n'avais pas lu. Peut être plus violent, plus bestial que les autres. Je le trouve plus à l'aise dans la description des bourgeois arrivistes et des ouvriers à l'usine. Mais c'est très fort et prenant ! plein comme dit un autre lecteur de bruit et de fureur ? Et quelle écriture !

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Commentaire ajouté par Pendergast 2017-07-29T16:23:30+02:00
Or

J'ai dévoré ce roman que j'ai trouvé passionnant et fort bien écrit comme tous ceux de Zola que j'ai pu lire. L'histoire est pleine de bruit et de fureur , la violence suinte à chaque page, les personnages sont odieux , cruels avec pour seul obsession , la terre et les richesses qu'elle peut apporter et pour laquelle les hommes sont prêts à s'entretuer. Et au milieu , presque simple spectateur , se trouve Jean Macquart , qui ,lui , essaie juste de trouver sa place dans cette région magnifique qu'est la Beauce , superbement décrite par l'auteur. La fin est intéressante car elle fait écho avec celle de Germinal , Jean tout comme Étienne sera obligé de quitter cet endroit qui n'a pas su l'accepter et malgré toutes les horreurs passées , tous 2 trouveront une certaine forme de sérénité et de confiance en l'avenir.

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Commentaire ajouté par Laurien 2017-03-11T15:01:48+01:00
Argent

Un roman presque charnel, qui nous place dans un univers qui n'est plus celui du XIXème triomphant qui se dirige vers le progrès. Plus de grands magasins, de trains ou de spéculateurs, mais des paysans, qui travaillent et semblent vivre comme dans une époque reculée. Leurs moeurs aussi sont bien éloignés de ceux du Docteur Pascal, la figure éclairée du cycle, mais on retrouve les mêmes motivations et les tares qui font agir tous les Rougons-Macquart : l'alcool, la violence, le désir... La scène de viol est marquante.

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Commentaire ajouté par Kristie59 2017-02-23T18:08:21+01:00
Or

Moi qui adore Zola je me suis replongée dans l'un de ses livres avec délice. Il y a tout ce que j'aime dans ce volume, les descriptions précises voire maniaques, des personnages animés par leurs pulsions, de l'amour et du sang! J'ai ADORE!!

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Commentaire ajouté par Amelie116 2015-08-06T16:45:08+02:00
Or

Zola nous livre ici, dans ce 15e tome des Rougon Macquart, un spectacle de vulgarité, de mesquinerie, d'avarice, de conflits et de guerres de famille, d'hérésie, de débauche, de sexe et de travail acharné. Bref, un Zola comme tous les ignorants le décriraient comme typique, alors que ce n'est le 2e et unique, avec Germinal, à décrire autant de misère.

Nous suivons ici le personnage de Jean Macquart, qui ne semble affublé d'aucune tare héréditaire, ce qui est plutôt agréable et rassurant pour cette famille. En revanche, l'intrigue se concentre autour de la famille Fouan, entre mariages, meurtres et donation de Terre.

On comprend rapidement pourquoi ce livre a fait scandale, rien qu'en donnant comme surnom au pochetron de la famille " Jésus-Christ"!

Il en reste cependant un grand roman, avec un sentiment d'inachevé sur la fin, sentiment qui sera vite oublié en retrouvant Jean Macquart dans les tomes suivants. Si il est rétrogradé en Or, et en même temps si haut dans le classement, c'est pour les presque 700 pages du roman. C'est a la fois un exploit de nous tenir en haleine sur autant de pages, et trouver des intrigues suffisantes pour tenir autant de temps, mais à la fin, cela devient relativement pesant. Et aussi pour cette frustration de la fin, celle de ne pas savoir.

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Commentaire ajouté par Milca 2015-08-02T10:36:42+02:00
Argent

D'une certaine manière, les personnages de "La Terre" sont ceux dont je me sens le plus proche, tous les Rougon-Macquart compris, pour cet attachement viscéral à la terre.

Jean est certainement l'un des Rougon-Macquart les plus honnêtes, et cela se confirme dans l'autre roman où il est le personnage principal : "la Débâcle".

J'attendais beaucoup de ce livre, puisque de tous ceux de la série, il est celui qui correspond le mieux à mes racines.

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Commentaire ajouté par Blog_Oceane 2015-07-26T14:47:10+02:00
Lu aussi

Comme à chaque roman de Zola, c'est toujours bien écrit .

Le roman est assez réaliste (bon en même temps c'est normal mais je veux dire niveau situation) car le père doit partager la terre entre ses 3 enfants donc forcément prises de tête,meurtre en plus.

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Commentaire ajouté par dompl54 2015-07-13T18:05:03+02:00
Diamant

Beauceron du côté maternel, la "terre" est le roman de Zola qui me rappelle les anecdotes que me racontait ma mère sur son enfance, sur la vie de chien de mes grands-parents dans les fermes de Beauce.

J'y retrouve la mentalités beauceronne, la dureté de ses hommes et femmes, l'avarice. L'œil de Zola a vue juste.

Je l'ai lu et relu!!!

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Date de sortie

La Terre

  • France : 1980-03-20 - Poche (Français)

Activité récente

Flo31 l'ajoute dans sa biblio or
2019-08-17T19:52:38+02:00

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