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L'Argent



Description ajoutée par x-Key 2011-02-26T15:29:26+01:00

Résumé

Dix-huitième volume des Rougon-Macquart, L'Argent est le premier grand western financier des temps modernes : bilans falsifiés, connivences politiques, fièvre spéculative, manipulations médiatiques, rumeurs, scandales, coups de bourse et coups de Jarnac, lutte à mort entre les loups-cerviers de la finance qui déjà rôdaient chez Balzac. S'inspirant de quelques faits divers retentissants, Zola décrit le culte nouveau du Veau d'or, la vie secrète de son temple, l'activité fiévreuse de ses desservants ; il dénombre ses élus et ses victimes. A l'heure des conflits économique planétaires, il faut revivre cette croisade et cette épopée du Capital. A l'heure où les audaces de la technologie bancaire nous font frémir, il faut relire cet hymne à la vie.

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Classement en biblio - 246 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Titouan 2010-12-21T20:43:23+01:00

L'argent est le fumier dans lequel pousse l'humanité de demain. Le terreau nécessaire aux grands travaux qui facilitent l'existence.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Belami77 2021-11-18T11:37:25+01:00
Diamant

Quel « grand homme » qu’Emile Zola. Quelle puissance de travail, d’écriture, d’imagination. Quelle capacité de se mettre dans la peau de ses personnages d’un point de vue psychologique mais également sociologique et professionnel. Ce sont les principes du « naturalisme » me direz-vous, mais tout de même !!

On retrouve dans ce roman écrit en 1891, Emile Saccard, spéculateur boursier, que l’on avait quitté, spéculateur immobilier, avec La Curée écrit en 1871. Et Zola, tout au long de ce roman, fait référence à Eugène Rougon, frère et ministre de Saccard, rencontré dans « Son Excellence Eugène Rougon » écrit en 1876. Cette imperméabilité des personnages est une des spécificités et des constantes de la saga des « Rougon-Marquard ».

Zola, avec « L’argent » a écrit un livre de vulgarisation des mécanismes boursiers. Visionnaire, il dépeint dans le détail les travers et les risques financiers ainsi que les conséquences humaines de la spéculation. Si la spéculation existe toujours de nos jours, elle a, tout de même bien changé, avec les règles régulatrices de l’évolution des courts, la réglementation du marché à terme et, surtout, avec l’utilisation à outrance de l’outil informatique en lieu et place du télégramme vanté par Zola. Mais les travers et les risques demeurent toujours…

Le chapitre 10 dans lequel Zola décrit le palais Brongniart et le déroulement d’une séance est exceptionnel de vérité, de précision, de réalisme. Une véritable caméra pour les lecteurs de l’époque !!

Quant à l’espoir renaissant de madame Caroline au terme du roman, il ressemble bigrement à celui d’Etienne Lantier dans les dernières pages de Germinal. Zola auteur optimiste ??

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Commentaire ajouté par lag123 2021-10-16T22:18:02+02:00
Lu aussi

Dans ce roman, je trouve qu'il y a moins de passages dramatiques que dans d'autres romans de la série. Ils se concentrent surtout à la fin, sauf pour le cas de Victor. Bien écrit mais un peu trop technique à mon avis.

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Commentaire ajouté par DeadlySin 2021-08-04T11:35:48+02:00
Diamant

Quel chef d’œuvre !

C’est la montée, l’emballement, l’enfièvrement pour la finance et le jeu. C’est un système économique poussé jusqu’à ses limites par des magouilles financières et une incapacité à s’arrêter, la course au "toujours plus". C’est l’éclatement, la débâcle d’une banque, de grands projets économiques qui ouvriraient l’Orient à l’Occident et des rêves de milliers de petits épargnants. C’est la déchéance d’un financier un peu fou, pas toujours dans la légalité, mais pas mauvais pour autant, juste un homme avec de trop gros rêves et ne possédant pas les moyens pour les atteindre. C’est la crise et le glas d’une époque mourante qui laisse derrière elle les victimes du jeu, ceux qui ont désiré gagner sans connaître les dures lois de la bourse.

C’est tout simplement du grand Zola qui signe un nouveau roman tout en ambiguïté entre l’enthousiasme pour la finance et les ravages qu’elle laisse derrière elle.

Saccard, le personnage mais également le symbole qu’il représente, est le point fort de L’Argent. Zola a créé un nouveau personnage (qui me rappelle Mouret sur certains points) qui est plein d’ambitions. C’est un rêveur qui après de nombreux échecs veut montrer au monde qu’il peut vaincre et prospérer. Il n’agit pas tant pour s’enrichir mais plus pour la gloire, la réussite quitte à se briser et à se casser le premier dans la folle aventure. C’est un portrait de certains financiers qui est souvent oublié dans la littérature et les médias au profit des gens avides d’argent qui ne font qu’entasser et qui fuient avec leur magot au premier signe de problème. Saccard, lui, est plutôt un poète qui ambitionne à de grands projets et à être reconnu. Il refuse de s’avouer vaincu et tout au long du livre il fait autant de bien que de mal. Il est la source de ruine pour certains et de félicités pour d’autres. Même au plus bas, il est encore aimé et remercié par certains pour ce qu’il a tenté de faire.

Le style est superbe et surtout le livre est d’une richesse en informations sur le fonctionnement de la bourse et de la finance de l’époque. Comme à chaque fois, Zola a bien fait ses recherches et il nous présente là un tableau complet jusque dans les moindres détails d’un monde hermétique. À ce sujet, je conseille l’édition Le Livre de Poche qui propose un lexique des mots spécifiques au domaine de la finance et qui contient un dossier très complet pour aider à comprendre les mécanismes financiers présentés dans le livre.

Enfin, comment ne pas rendre hommage à Madame Caroline, cette femme si forte dans l’adversité et qui arrive à garder sa joie de vivre au milieu de toute cette souffrance et de tous ces drames. Elle amène une très belle leçon de vie.

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Commentaire ajouté par Pendergast 2021-05-23T11:40:34+02:00
Or

18 ème volume de la série des Rougon-Macquart, on y retrouve Aristide Saccart, frère du ministre Eugène Rougon. Dans le roman "La Curée", on l'avait laissé en proie à un terrible revers de fortune, et c'est ainsi qu'on le retrouve au début de "L'argent", démuni, mais avide de prendre sa revanche.

Saccart est loin d'être un héros pour lequel on pourrait éprouver de l'empathie: faux, roublard, menteur, prêt à tout pour arriver, manipulateur, spéculateur, parvenu et soumis à d'insatiables appétits pour l'argent (tare héréditaire dont souffre d'autres membres de sa famille, dont sa soeur Sidonie). Et pourtant, on suit avec grand plaisir et avec beaucoup d'attention son parcours tout au long du roman, guettant le moment fatidique où tout va basculer.

Car, on le sait, il n'y pas loin du capitole à la Roche Tarpéienne, surtout dans le monde boursier, où, au final, tout repose sur du vent et où une simple rumeur peut faire vaciller ce bel édifice de sable.

Saccart va en faire l'amer expérience, spéculant à tout va, voulant toujours plus, rêvant toujours plus. Car le rêve est omniprésent dans l'histoire, rêves différents, mais qui vont se mêler et s'entremêler : Saccard rêve d'une richesse sans limite et sans fin, le brave et naïf ingénieur Hamelin, d'un Moyen Orient où le progrès améliorerait le quotidien des hommes et Sigismond, frère d'un usurier avide et sans-coeur, d'un monde où l'argent n'existerait plus et où les richesses seraient réparties équitablement entre tous les hommes, prélude du socialisme/communisme.

Saccard va dévoyer ces utopies, les détourner de façon mercantile pour arriver à ses propres objectifs. Et s'attirer des inimitiés, dont celle du terrible banquier Gundermann, qui représente ce qu'il exècre le plus, lui l'antisémite faisant preuve de la plus mauvaise foi vis-à-vis de son rival.

Gundermann est l'opposé de Saccard, le méditerranéen, sanguin, impatient, bouillonnant, suivant ses passions plutôt que la raison : germanique, froid, flegmatique, calculateur, homme de chiffres et de raison.

Le résumé annonce le roman comme le premier western financier, et c'est exactement ça, un duel à mort entre 2 êtres que tout oppose, un duel avec comme armes des billets et des pièces, un duel en 2 actes, qui verra la victoire de la raison.

Même si parfois, on est complètement perdu par l'avalanche de faits, de termes boursiers obscurs et abscons, on s'accroche et on se rend compte que l'auteur a volontairement créé ce déluge de chiffres et d'informations, afin de "noyer" le lecteur qui n'y connaît souvent rien, comme le sont les malheureux qui ont joué en bourse en gobant les pires mensonges, noyés sous de fausses promesses et pour qui la ruine sera souvent au bout du chemin. On a l'impression d'être au casino, à attendre que la roulette ou les dés nous annoncent notre bonne fortune, la cacophonie ambiante ( tintement des pièces d'or, clameurs, interjections et brouhaha lors des séances boursières) renforce d'ailleurs cette impression. Zola parle d'ailleurs de la bourse comme d'un jeu, qui malheureusement peut devenir mortel...

Les personnages secondaires ont aussi leur rôle. La douce Mme Caroline est une image inversée du noir Saccard: grande, les cheveux blancs, raisonnable, optimiste, mais les projets déraisonnables de Saccard l'inquiètent parfois, elle se méfie de l'argent, qui corrompt et pourrit. Elle a un côté apaisant, comme un havre de paix au milieu de la tempête. Il y a également la Princesse Orviedo, dont le mari a succombé à la folie du jeu, y gagnant sa fortune, mais causant de terribles remords à sa veuve, qui n'aura de cesse de dilapider cette argent maudit en oeuvres charitables, espérant effacer les injustices et les torts, car l'argent broie les plus faibles et les plus fragiles. Et la Méchain, noir corbeau, se repassant des dépouilles des victimes tombées sur ce champ de bataille financier. Et tous ceux victimes ou non des folies de grandeur de Saccard.

Voilà entre autres, quelques facettes de cette oeuvre, il y aurait tant à dire, mais il faut laisser le plaisir de la découverte à ceux que les longues descriptions et le style alambiqué de Zola ne rebutent pas !

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Commentaire ajouté par clocloee 2021-05-22T09:41:44+02:00
Argent

Un bon cru dans la saga des Rougon-Macquart. On retrouve Aristide Saccard de La Curée qui se relance dans les affaires pas nettes.

Le livre est très bien écrit. Je n'ai pas tout compris aux mécanismes de jeu à la bourse, notamment ceux qui parient sur une hausse ou sur une baisse du cours des actions, mais malgré cela je reste admirative du talent de Zola qui arrive à créer un suspense incroyable rien qu'autour des achats et vente à la bourse et du cours d'une action.

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Commentaire ajouté par Florilege 2020-09-16T22:13:08+02:00
Or

On retrouve ici Aristide Saccard (La Curée), qui, après sa grande débâcle, revient de pied ferme dans le monde de la finance, cette fois-ci grâce aux projets ambitieux et utopistes de Hamelin, homme désintéressé. Grande fresque de la bourse et des finances, mêlée à des questions politiques et religieuses, ce roman m'a totalement séduite. Bien que Saccard est le protagoniste des Rougon-Macquart, Mme.Caroline est au moins son égal au niveau du point de vue narratif, ce que j'ai trouvé très agréable. Toujours sombre et injuste, le monde dépeint par Zola m'a transportée une fois de plus.

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Commentaire ajouté par Mayoune 2020-04-11T15:20:20+02:00
Argent

Un roman qui reste très actuel. La folie financière de la Bourse est très bien retranscrite par Zola. On y retrouve un antisémitisme surprenant (quoique) chez le personnage principal...

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Commentaire ajouté par CecileM 2019-07-06T11:18:34+02:00
Or

Il n'est pas facile de faire du milieu bousier un sujet de littérature. Avec ce roman, Zola s'en tire plutôt bien. Le sujet s'imposait dans la série des Rougon-Macquart. En effet, c'est le moment où, en raison de l'industrialisation du pays, la richesse, jadis représentée par la propriété foncière, se déplace vers les actifs finaciers. Zola met en lumière la nouvelle circulation de l'argent, les grands mouvements de capitaux. Un parallèle est à faire avec le nouveau mouvement incessant des voyageurs décrit dans "La Bête humaine" : "Ce qui surtout l'angoissait (Caroline), c'était ce terrible train, ce galop continu dont on menait l'Universelle pareille à une machine, bourrée de charbon, lancée sur des rails diaboliques, jusqu'à ce que tout crevât et sautât sous le dernier choc." Le grand capital mettra à terre à la fois les anciens propriétaires fonciers et derniers représentants de l'ancienne noblesse et les petits épargnants ruinés lorsque la nouvelle grand banque est déclarée en faillite.

Comme souvent dans la série, ce roman est le récit d'une ascension et de la chute d'un personnage, ici Saccard. Mais après la prison et l'exil, Zola nous laisse deviner à la fin que le personnage renaîtra (de spéculateur immobilier ayant hérité de la richesse de sa femme dans "La Curée", il sera devenu spéculateur financier dans "L'Argent" et finira directeur d'un grand journal dans le dernier tome). La position de Zola reste d'ailleurs au final assez ambigüe. Il créé un parallèle entre les deux discours lyriques, celui du socialiste et idéaliste Sigismond et celui du spéculateur Saccard. Le roman s'achève sur une note optimiste incarnée par le personnage de Caroline. La circulation de l'argent représente finalement pour Zola la circulation de la vie; qu'importent les morts en cours de route, la vie triomphera toujours, un discours que l'on retrouvera chez le docteur Pascal du dernier tome.

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Commentaire ajouté par MaxN 2019-01-04T20:53:05+01:00
Argent

Le monde de la spéculation ! superbe Dans ce roman, Zola est parvenu à m'intéresser à un sujet pour lequel je n'avais aucune curiosité particulière, tant il me semblait complexe : le monde de la finance, de la Bourse.

Je me suis surprise,toute profane que j'étais,à me passionner pour ces personnages dont l'existence est rythmée par les différentes scéances et opérations boursières.

Si je ne suis pas devenue experte(loin s'en faut),j'ai au moins une notion plus claire de ce domaine,même si les pratiques ont depuis évoluées.

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Commentaire ajouté par Maruschka-1 2018-12-20T09:13:33+01:00
Bronze

Zola, évidemment un chef d'oeuvre parmi les chefs d'oeuvre, on ne s'en lasse évidemment pas. L'Argent, un des épisodes livresques des Rougons-Macquart... ENCORE UN !

L'auteur ici nous fait découvrir une autre sphère de la vie Parisienne du XVIIe siècle : la vie aristocratique financière et économique.

Encore une fois l'écriture me fait rêver, Zola nous transporte dans son esprit, dans sa vision de l'univers dans lequel il vit, après la vision de l'Assommoir, avec La Curée, après Le Rêve, après Thérèse Raquin, après Le Ventre de Paris et Au Bonheur des Dames j'entre ici dans une partie de la vie qui m'était complètement inconnue et pourtant si bien transposé par l'écriture de l'auteur. On ne parle plus de sa plume réaliste, précise, descriptive à souhait. Si ?

Les personnes dans ce livres ne sont pas détestables. C'est mon ressenti propre mais c'est aussi ce qui m'a beaucoup surpris. Et non, je ne déteste pas du tout les personnes de ce roman. Étrange pour un Zola qui a tendance à faire dans la critique. Soit, j'ai apprécié les personnages, j'ai apprécié les découvrir dans un monde bien propre à eux.

ET POURTANT, j'ai une réserve (non des moindre) qui m'a fait abandonner ma lecture, à contre-cœur. LE SUJET ! Et non, je n'aime pas l'économie, je n'aime pas et ne comprend pas la bourse. Du coup, ça m'a vite découragé et j'ai lu que les deux tiers du bouquin.

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Date de sortie

L'Argent

  • France : 2009-05-01 - Poche (Français)

Activité récente

Distinctions de ce livre

Évaluations

Les chiffres

lecteurs 246
Commentaires 29
extraits 36
Evaluations 45
Note globale 7.25 / 10

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