Livres
535 881
Membres
562 289

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Toutes blessent, la dernière tue



Description ajoutée par annick69 2018-04-24T10:51:27+02:00

Résumé

Maman disait de moi que j'étais un ange.

Un ange tombé du ciel.

Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais...

Je connais l'enfer dans ses moindres recoins.

Je pourrais le dessiner les yeux fermés.

Je pourrais en parler pendant des heures.

Si seulement j'avais quelqu'un à qui parler...

Tama est une esclave. Elle n'a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin...

Frapper, toujours plus fort.

Les détruire, les uns après les autres.

Les tuer tous, jusqu'au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l'écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.

Un homme dangereux.

Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.

Qui est-elle ? D'où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !

Parce que bientôt, tu seras morte.

Afficher en entier

Classement en biblio - 550 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Chris-64 2019-08-17T09:49:14+02:00

La liberté commence où l'ignorance finit.

En découvrant cette phrase de Victor Hugo, j'ai réalisé à quel point j'avais eu raison de me battre pour apprendre. Certes, lire ne m'a pas empêchée de rester une esclave des années durant, mais chaque jour, ça m'aide à me sentir plus forte.

Chaque jour, ça m'aide à briser mes chaînes, maillon après maillon

Afficher en entier

Commentaire le plus apprécié

Diamant

Véritable coup de massue, ce thriller est une réussite totale, malgré une violence accrue, on ne peut qu'adhérer au sujet que Karine Giebel met en lumière, L'esclavage moderne.

L'écriture est à la hauteur du sujet, violente, crue, sans tabous mais avec son style inimitable, un style qui capte l'attention jusqu'au point de nous faire avaler les 750 pages de ce roman sans s'en rendre compte.

Les personnages sont simplement extraordinaires, à différents niveaux car si certains sont dépeints de manière à nous faire comprendre les blessures physiques et morales d'une personne réduite à l'état d'esclave, battue et traité comme un chien voire pire, d'autres sont détaillés tels le diable en personne, d'une cruauté sans nom, ayant toujours plus d'imagination pour rabaisser plus bas que terre leurs souffres douleurs. L'auteure ne fait pas de quartier, pas de distinction, chacun des personnages est aussi travaillé et détaillé avec la même conviction de dénoncer le pire.

Le sujet est bien l'esclavage moderne, en plus, cela commence avec une petite fille marocaine de 9 ans vendue par son père à une marchande d'esclaves qui va rapporter la petite fille en France et la présenter à des familles sans scrupules.

Le fait est que l'eslavage traité ici va entraîner des dommages collatéraux atroces comme les violences conjugales, le viol, la pédophilie, le harcèlement moral et sexuel. Heureusement il y a aussi du positif comme l'espoir, l'amour, la compassion, l'entraide, entre autres.

Heureusement pour le lecteur, il y a aussi quelques éclaircies, des gens gentils de nature.

La trame de l'histoire se déroule en deux lignes de conduite, d'un côté nous sommes avec une petite esclave et son parcours semé d'embûches et de violences, parallèlement une jeune femme amnésique se retrouvant chez un tueur au grand cœur. La deuxième trame équilibre un peu cette violence que nous mangeons littéralement à côté et rend certainement le tout plus digeste.

Nous sommes en présence d'un thriller, c'est indéniable, mais on peut y greffer d'autres genres, notamment le "Drame" ou la "Psychologie".

"Toutes blessent, la dernière tue" nous embarque en enfer, et je ne dirais pas âmes sensibles s'abstenir mais plutôt "âmes sensibles, lisez le et accrochez vous" car c'est une lecture utile, Karine Giebel a écrit ce roman en enquêtant auprès de L'OICEM (organisation internationale contre l'esclavage moderne), elle nous l'explique dans le roman et donne notamment les coordonnées de cette association que je vais vous retransmettre ici en guise de conclusion, je la remercie sincèrement d'avoir écrit ce livre.

OICEM : 72 rue de la république, 13002 Marseille

Tél : +33 (0)4 91 54 90 68

Site web : www.oicem.org

Voir la chronique sur mon blog :

https://unbouquinsinonrien.blogspot.fr/2018/04/toutes-blessent-la-derniere-tue-karine.html

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Or

Des destins tragiques s'entremêlent, chaque personnages s'accrochant à un espoir. La plume de Giebel est toujours aussi fluide et captivante du début à la fin.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Lenou68 2021-01-23T15:36:05+01:00
Lu aussi

L'histoire de Tama, cette toute jeune fille dont la vie ne sera que douleurs, violences, tortures et désespoir.

Tama, ne sera considérée que comme une esclave, par la famille dont elle est la servante, voire comme une nuisible car elle n'aura que la buanderie pour se reposer, et trouver quelque repos avant de subir encore et toujours.

Une histoire d'une noirceur effrayante et désespérante. Je n 'ai pas apprécié ce livre que j'ai trouvé effrayant par la vie de torture vécue par Tama. Je préfère le livre "Juste une ombre" de Karine Guibel, plus en nuance.

Afficher en entier
Diamant

A lire absolument

Je crois que c'est ma première lecture de cette auteure ,je n'en sort pas indemne,tout ce bouscule dans mon corps et ma tête,amour colère ampathie,je me sens presque coupable d'avoir souri lors de certains passages qui s'y prêtaient,mais Karine Giebel nous transporte dans le monde de Tama et Leya, petite fille esclave,battue torturée,sans repère sans espoir à cette autre petite fille avec ses souvenirs de sa maman de l'amour et l'affection qu'elle garde au plus profond de son cœur, le lien entre les deux Izri incroyable personnage balayé entre le bien et le mal....doutes,meutres,et amour..

L'amour la mort les réunis à tout jamais

Comment cela peut-il bien être encore d'actualité aujourd'hui... personne un jour n'informera ces familles dans ces villages oubliés pour ne jamais abandonner leur petite fille à des "passeurs d'enfants"croyant leur offrir un meilleur avenir....cela n'est il pas fait pas les OMG....

Tama petite fille j'aimerai avoir juste un peu de ton courage .. à jamais dans mon coeur petit ange

Afficher en entier
Or

On retrouve l'univers sombre de Karine Giebel dans ce roman qui traite notamment d'esclavage moderne et de vengeance. L'histoire de Tama est bouleversante et ce personnage très attachant. Gabriel garde longtemps son mystère et se révèle également un personnage complexe. Quelques longueurs toutefois même si j'ai avalé les 660 pages en 4 jours.

Afficher en entier
Diamant

Il m’a fallu deux ans et demi avant de lire ce roman d’une auteure que j’aime pourtant beaucoup. Mais l’important est de l’avoir lu et apprécié car il s’agit d’une expérience complexe et profonde sur la cruauté humaine et la violence sans limite.

Rares sont les récits d’une telle intensité, (je pense là encore à d’autres romans de Karine Giebel, comme Le Purgatoire des Innocents). Chapeau bas car l’auteure nous emmène très très loin. Personnellement, en lisant un roman, j’aime voyager géographiquement, découvrir de nouveaux univers même s’ils sont souvent très sombres, mais ici rien de tout cela, nous sommes en huis-clos comme souvent dans les romans de l’auteure. Or celle-ci nous transporte avec une facilité déconcertante vers les tréfonds les plus cruels de l’âme humaine : coeurs sensibles s’abstenir… Et pourtant c’est un roman que je conseillerai: c’est un uppercut qui a le mérite, au lieu d’assommer, de ramener à la vie.

Dans ce roman, impossible de passer à côté des personnages, qu’ils soient bons ou mauvais, et ils sont souvent l’un et l’autre, ils nous collent à la peau comme de la terre glaise dont il est difficile de se débarrasser. Lecture éprouvante, forte, belle et cruelle, la plume de Karine Giebel percute, cogne, blesse et caresse à la fois! Le sujet d’actualité qu’est l’esclavagisme moderne est la toile de fonds de ce roman.

Lorsque nous la rencontrons, Tama a huit ans et devrait comme toutes les petites filles vivant en pays développé, être heureuse et choyée. D’origine marocaine, elle a déjà un lourd passé : sa maman est décédée, la laissant seule avec son père, qui décide, par l’intermédiaire de sa soeur, de l’envoyer en France où, croit-il, elle pourra être scolarisée. Il paye donc une somme chaque mois pour subvenir à ses besoins, à ses études. Mais la vie de Tama sera bien différente de ce qu’il imagine : de foyer en foyer, jusqu’à sa vie de « femme » auprès d’Yzri, qu’elle croit aimer mais dont elle est ultra dépendante, Tama n’est qu’une esclave, une petite bonniche, un objet dont chacun dispose à sa guise. Difficile, lorsque l’on est conditionné pour se taire, de se rebeller, et pourtant Tama a une force de caractère inégalable. Mais, si on ne compte pour personne, à quoi bon appeler du secours? Tama va vivre l’enfer, non pas quelques minutes, heures ou longues journées, mais toute son adolescence passée sous la croupe de ses tortionnaires successifs.

Et puis, dans un hameau cévenole, se terre Gabriel, un homme reclus, qui ne vit que pour assouvir une vengeance mystérieuse… Lorsqu’un beau jour, il découvre dans sa grange, une jeune femme blessée et amnésique, il prévoit de s’en débarrasser rapidement, mais quelque chose le retient… Une étrange relation s’installe entre ces deux personnes malmenées par la vie… Qui sont-ils ? Comment leurs destins vont-ils s’unir à celui de Tama?

Morceau choisi : « j’ai servi d’esclave à ceux qui ignorent la pitié. J’ai apprivoisé la peur, la solitude. J’ai appelé au secours, j’ai perdu ma voix, mon innocence et ma dignité. J’ai appris le silence, le deuil et la servitude. J’ai détesté et même haï. J’ai aimé si fort que je me suis consumée de l’intérieur. Je n’ai que 16 ans. Pourtant j’ai vécu mille vies ».

Uppercut, je vous dis.

Afficher en entier
Diamant

Gros coup de coeur .

Courant ma lecture j’ai pu pensé qu’il y avait des petites longueurs, que l’histoire aurait pu être plus courte et que je m’en serais contentée, mais non en fait. Avec le recul, tout ces éléments rajoutent de l’intensité au récit et même si l’horreur est parfois difficile à lire et qu’on voudrait que tout s’arrête, Karine Giebel sait nous emporter complètement dans ce récit.

L’auteur ne nous épargne pas question violences et atrocités. C’est épouvantable, insoutenable, mais paradoxalement, à aucun moment je n’ai vu défiler les 744 pages que j’ai lues en 3 jours.

C’est déroutant de lire si vite tant d’horreurs. Mais je ne sais pas le justifier autrement qu’une plume addictive et vraiment agréable à lire....

J’ai totalement été emportée, bouleversée par cette histoire. J’aurai voulu serrer si fort Tama dans mes bras, la protéger.

Je me suis vraiment attachée à son personnage mais également à celui d’Izri.

Ce sont deux personnages forts en couleur et ils m’ont vraiment touchés.

Afficher en entier
Or

Thriller psychologique angoissant...mais comment sortir de ce piège qui à première vue semble si simple d'en échapper mais tellement machiavélique que l'on perd peu à peu espoir...mais la force de survie est tellement puissante. On y croit petite, accroche toi à la vie...

Une exploration de la noirceur humaine très crue et dure, c'est extrême et cela doit être dénoncé pour être combattu

C'est peut-être juste à côté de chez vous, dans l'intimité d'une famille...c'est sordide mais réel

Un roman qui bouleverse, qui fait mal et qui dénonce

Afficher en entier
Commentaire ajouté par ery45 2020-09-21T15:00:19+02:00
Diamant

Encore un très bon Giebel, passionnant et bien construit.

Afficher en entier
Diamant

Ce livre est bouleversant. L'histoire traite de sujets sensibles tels que l'esclavage, le viol, la violence, le meurtre. J'ai adoré le style de l'auteure même si j'ai trouvé la fin particulièrement triste. J'ai hâte de découvrir les autres romans de Karine Giebel.

Afficher en entier
Diamant

! Ce roman m’a profondément ébranlé, il est difficile de rester indifférent à une telle histoire !

Un vrai coup de cœur littéraire !

« Toutes blessent, la dernier tue » est un thriller psychologique sur l’esclavage moderne, à une époque où l’on pense que l’esclavage est révolu et impensable, on apprend que c’est toujours, malheureusement, d’actualité ! L’auteure n’y va pas de main morte sur le sadisme humain, la noirceur de l’âme, sur les descriptions des horreurs subies par ses personnages, certains passages sont parfois même insupportables. Le roman est un parpaing, la version Pocket compte 787 pages, mais il se dévore tellement l’histoire est prenante et déchirante ! Je l’ai lu en un weekend, mais il va me falloir beaucoup plus pour digérer l’horreur et la cruauté que j’y ai découvert !!

Comme nous le savons tous, l’esclavage en France a était aboli en 1848, et pour être plus précise : « Le 27 avril 1848, le gouvernement provisoire de la deuxième République, sous l’impulsion de Victor Schœlcher, décrète l’abolition de l’esclavage en France. » mais le plus ahurissant, c’est qu’il a fallu attendre le 5 aout 2013 pour qu’une loi entre dans le code pénal et condamne l’esclavage, la servitude et le travail forcé !!! « Article 224-1 A Créé par LOI n°2013-711 du 5 août

2013 - art. 3

La réduction en esclavage est le fait d'exercer à l'encontre d'une personne l'un des attributs du droit de propriété.

La réduction en esclavage d'une personne est punie de vingt années de réclusion criminelle. »

Afficher en entier

Dates de sortie

Toutes blessent, la dernière tue

  • France : 2018-03-29 (Français)
  • France : 2019-11-21 - Poche (Français)

Activité récente

Adel55 l'ajoute dans sa biblio or
2021-01-09T21:18:56+01:00

Distinctions de ce livre

Évaluations

Les chiffres

lecteurs 550
Commentaires 138
extraits 45
Evaluations 262
Note globale 8.94 / 10

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode