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À l'est d'Éden



Description ajoutée par Gambit 2010-03-12T23:44:33+01:00

Résumé

Dans cette grande fresque, les personnages représentent le bien et le mal avec leurs rapports complexes.

Adam, épris de calme.

Charles, son demi-frère, dur et violent, Cathy, la femme d'Adam, un monstre camouflé derrière sa beauté, ses enfants, les jumeaux Caleb et Aaron.

En suivant de génération en génération les familles Trask et Hamilton, l'auteur nous raconte l'histoire de son pays, la vallée de la Salinas, en Californie du Nord.

Pour cette œuvre généreuse et attachante, John Steinbeck a reçu le prix Nobel de littérature.

Source : Le Livre de Poche, LGF résumé du livre: A l'est d'Eden de John Steinbeck

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Classement en biblio - 395 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par myosotis 2012-04-30T00:13:02+02:00

Lorsqu'un enfant, pour la première fois, voit les adultes tels qu'ils sont, lorsque pour la première fois l'idée pénètre dans sa tête que les adultes n'ont pas une intelligence divine, que leurs jugement ne sont pas toujours justes, leurs idées bonnes, leurs phrases correctes, son monde s'écroule et laisse place à un chaos terrifiant.

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Commentaires les plus appréciés

Or

Au départ lorsque l'on me parlait de "À l'Est d'Eden" je pensais à James Dean puis j'ai lu la fresque de Steinbeck. L'auteur dépeint ici avec virtuosité les complexités de l'âme humaine : les notions de bien et de mal essentiellement, avec toutes les passions et émotions que cela peut engendrer. Les personnages sont sublimes et marquants (je pense notamment à la redoutable Cathy) et le style d'écriture est épuré.

Un brillant cocktail pour passer un superbe moment de lecture.

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Diamant

Je pense que c'est un livre inoubliable. On voit dans cette fresque les relations humaines magnifiquement bien décrites. On ne peut lâcher le livre, la plume de Steinbeck est merveilleuse.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Maxime1086 2019-06-23T13:33:39+02:00
Lu aussi

J'ai mis un mois à lire ce roman. J'aime beaucoup le style de Steinbeck, j'ai déjà lu plusieurs autres de ses romans. J'ai accroché au début de l'histoire : l'enfance des frères Trask puis j'ai senti des "creux" dans la narration, dans le sens où il y avait des passages qui m'intéressaient plus que d'autres. Pour ma part, j'ai trouvé que c'était assez inégal.

Je n'ai rien à dire sur le développement des personnages, Steinbeck explore les tréfonds et les multiples psychologies.

J'ai trouvé particulièrement belle la relation entre Lee et Adam : une sorte d'amitié mais plus que ça. Un compagnonage fidèle et dévoué. J'ai également été surpris du tour qu'a prit l'évolution du personnage de Cal, qui pour moi est un des personnages les plus réussi du roman.

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Commentaire ajouté par Ledesignerdu29 2019-05-13T21:56:40+02:00
Lu aussi

Un classique de Steinbeck, où l'espoir et la fierté d'un jeune homme mette en émoi toute une population, soudée et organisée...

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Commentaire ajouté par EleaSiorac 2019-05-11T21:58:04+02:00
Diamant

« Timshel » : Tu peux (dominer le mal).

Par ce mot unique, et le sens qu'il lui donne ici, Steinbeck résume l'esprit de son oeuvre À l'Est d'Eden.

"Tu Peux".

A travers le destin de ses personnages et l'histoire de son pays, Steinbeck construit donc sa vision du bien et du mal, certes, mais aussi de la vie, de l'amour, de l'humanité, et même de l'Amérique. Une Amérique à la fois sanglante et digne, puritaine et canaille, moderne et réactionnaire, magnifique et sombre… Une Amérique à la fois binaire et complexe donc, qui constitue un cadre parfait pour cette fresque universelle et pourtant si intime.

Sa grande force est d'arriver à construire un récit qui exprime une vraie dualité, plein de symboles plus ou moins transparents et subtils, mais sans, jamais, jamais, le rendre manichéen ou simpliste. Et en faisant preuve d'une sorte d'optimisme réaliste et d'une grande humanité.

Ce qui permet ce tour de force est, je pense, une écriture délicate et nuancée, évidemment, mais surtout l'attachement viscéral et le regard pénétrant de l'écrivain envers tous ses personnages (dont la plupart sont inspirés de sa propre vie. Il est d'ailleurs drôle que l'écrivain joue "son propre rôle" dans cette histoire). Steinbeck rend tous les protagonistes de son histoire profondément humains, c'est à dire forts et vulnérables, et on s'attache à eux aussi, très vite, au fur et à mesure qu'ils grandissent, mûrissent, souffrent et aiment. Ses personnages sont à la fois simples et merveilleusement complexes. Simples au premier abord, aisément reconnaissables et distincts dès les premières esquisses. Mais complexes aussi, parce que (un peu comme dans la "vraie vie" quand on commence à vraiment connaître quelqu'un), leurs portraits se densifient, s'approfondissent, s'épaississent au fil des pages. Steinbeck décrit très exactement les mécanismes intimes qui motivent chaque personnage. Il les dissèque, les analyse, les sonde avec une sorte de douce et bienveillante neutralité. Sous sa plume, même les pires, les plus lâches, les plus cruels, les plus bornés retrouvent une dignité, une densité, une justesse. Il déchiffre leurs pensées et leurs comportements donc, mais ne les juge jamais. Il garde sur eux un regard toujours compréhensif, parfois amusé, et leur apporte ce supplément d'âme qui les rend si vrais. Même si certains d'entre eux sont évidemment plus attachants que d'autres, presque "bigger than life" quelque part, comme Sam Hamilton ou encore Lee, qui reste mon personnage préféré. Ces deux hommes illuminent le récit de leur sagesse. Leurs paroles sont une source de réflexion inépuisable et précieuse, que ce soit pour les autres personnages ou pour le lecteur attentif, mais sans que cela devienne lourd ou indigeste. Le récit reste fluide malgré sa puissance. Peut-être est-ce dû à un certain sentiment d'évidence.

***

A l'Est d'Eden est donc un livre à la fois profond et lumineux, qui traite, entre autres sujets, de la lutte entre le bien et le mal, et plus particulièrement de cette lutte incessante contre Soi-même, cet inconnu si familier. Et il n'y a pas ennemi plus immortel, plus vigoureux et plus imprévisible que Soi-même. Soi-même est toujours sur la brèche, prêt à bondir à chaque moment de faiblesse, prêt à nous enfermer dans ses certitudes, dans ses idéaux, dans ses mensonges, dans sa zone de "confort" si réductrice.

Dans ce livre, chaque personnage est en fait en lutte contre (ou pour trouver) sa propre vérité : cela peut prendre la forme d'un passé qui ressurgit, d'un dilemme moral qu'il faut résoudre, d'un certain naturel qui revient au galop, d'un amour compliqué. Chacun se bat contre ses propres démons, même quand il pense se battre contre ceux des autres, et doit composer avec sa nature, ses faiblesses, ses idéaux, ses blessures, sa capacité à aimer, à encaisser, à (se) faire mal aussi. Connaître la vérité, la sienne, est souvent douloureux. L'accepter comme une partie de soi l'est encore plus. Mais c'est la seule façon de grandir, de vivre pleinement et de mourir dignement. L'idéalisation de soi et de l'autre, le mensonge, la complaisance, le déni, mènent à l'aveuglement, à l'aliénation de soi et à la négation de l'autre.

La vérité n'est jamais ni bonne, ni mauvaise. Elle EST. Et c'est, selon Steinbeck, le seul chemin vers la liberté. Car c'est en étant au clair avec sa vérité que l'on peut faire de vrais choix, en toute conscience. Et nous confronter au "mal" qui réside en chacun de nous est la seule manière de pouvoir vraiment choisir le "bien".

Je terminerai sur cette citation de Nietzsche, qui, je trouve, invite à la réflexion et à l'introspection, et qui constitue donc selon moi une très belle conclusion à cette chronique très personnelle : "Il en est de l'homme comme de l'arbre. Plus il veut s'élever vers les hauteurs et la clarté, plus forcément ses racines s'enfoncent dans la terre, dans les ténèbres et dans les profondeurs".

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Commentaire ajouté par Miney 2019-03-31T14:40:14+02:00
Diamant

Je crois toujours que mes coups de cœur sont mûris par le temps, que je ne sais pas forcément qu'ils en sont lorsque je les lis et qu'ils en deviennent quand je me rends compte qu'ils tournent en boucle dans ma tête longtemps après les avoir reposés. Et puis en fait, il en a des comme ça. De ceux dont, au bout de quelques pages à peine, m'obligent à les poser un instant pour me dire « Waouh. C'est un putain de bon bouquin. » J'aimerais être polie, mais parfois ça n'est pas possible.

Steinbeck prend son temps pour poser son ambiance, décrire ses paysages, mais en trois lignes à peine, il donne si bien vie à ses personnages qu'on dirait qu'on les connaît personnellement depuis toujours.

Comme le roman suit deux familles sur plusieurs générations, ça fait un paquet de personnages. On pourrait croire qu'on s'y perdrait, que certains seraient plus développés que d'autres, que deux caractères se ressembleraient trop, qu'on sauterait d'une génération à l'autre sans avoir le temps de s'y attacher. Il n'en est rien.

J'avais un peu d'appréhension au début du livre, parce que les premiers personnages féminins évoqués me semblaient ternes ou méprisables : femmes au foyer bigotes et effacées ou salope psychopathe, le choix me paraissait réducteur. Mais elles sont au fil des pages tout aussi développées que leurs confrères, et on se surprend à avoir autant d'affection pour la sévère Liza que pour Samuel le fantasque, tant pour Olive et Dessie que pour Tom ou Lee... Même pour Cathy, que je n'ai pas réussi à détester.

Chacun est minutieusement ciselé, criant de vérité, attachant. À travers eux se dessine une belle fresque de l'Amérique, d'une époque, d'une tranche sociale, le tout teinté de spiritualité. Mais au final, ce qui est dépeint mot après mot est universel. C'est un magistral portrait de l'humanité.

J'ai également apprécié la mise en abîme de l'auteur qui apparaît comme personnage dans son propre roman, et me demande du coup dans quelle mesure ce dernier est biographique.

J'avais lu plusieurs des œuvres de Steinbeck dans mon enfance et mon adolescence et si mes souvenirs sont flous, je sais que j'avais apprécié mes lectures (sauf le Poney rouge qui m'a traumatisée), même si je pense être passée à côté de beaucoup de leurs qualités. Je voulais donc le redécouvrir avec un œil d'adulte et, tant qu'à faire, avec un roman qui m'était nouveau. Et après ce coup de foudre monstrueux, je sens qu'il va y en avoir d'autres...

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/%C3%A0-l-est-d-eden

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Commentaire ajouté par YvesP 2019-03-23T10:59:11+01:00
Or

C'est un roman psychologique qui n'est jamais ennuyeux. John Steinbeck décortique les comportements humains avec acuité. Tous les personnages présentent un intérêt, ce qui est rare dans un roman.Du grand Steinbeck, c'est-à-dire dans les dialogues et les situations, pas une ligne de trop, jamais, on vit avec les personnages.

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Commentaire ajouté par A-Saulot 2018-10-27T07:40:29+02:00
Diamant

Tout simplement magnifique. Un roman qui me restera très longtemps en tête de par sa beauté et sa complexité. Je n ai pas saisi toute sa portée, clairement mais c est le genre de romans qui nécessite plusieurs lectures pour parvenir à seulement la toucher du doigt, du moins est ce mon sentiment.

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Commentaire ajouté par wonderlili 2018-06-03T19:28:47+02:00
Or

Quel talent! Les décors sont magnifiquement décrits (c'est comme dans La petite maison dans la prairie!), les personnages sont attachants et la complexité des liens qui les unissent finement analysée. Petite déception, toutefois, en comparaison avec Les raisins de la colère: le scénario manque de direction et j'ai senti une petite lassitude à terminer l'ouvrage. De la très grande littérature, néanmoins. A lire absolument!

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Commentaire ajouté par Simiche 2017-10-17T05:20:45+02:00
Or

Je suis étonnée de la grandeur de cette histoire ; c'est une histoire qui abordent des thèmes qui la dépassent et au final la transcendent.

Je suis dépassée ! L'auteur a réussi à me faire partager son expérience de la vie, à me faire appréhender des choses nouvelles. C'est un de ses livres qu'on peut lire plusieurs fois pour en apprendre chaque fois un peu plus.

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Commentaire ajouté par MariaGambina 2017-09-05T12:45:52+02:00
Diamant

Le talent de Steinbeck est incontestable. À l’Est d’Eden est un livre remarquable. C'est un de mes ouvrages préférés. Steinbeck met en scène des personnages d’une grande complexité. La psychologie des personnages est bien mise en valeur.

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Commentaire ajouté par gwencre 2017-08-09T14:48:20+02:00
Diamant

"Une histoire, si elle veut être grande et se perpétuer, doit toucher chacun de nous. L'étrange, l'étranger ne nous touchent pas. Nous voulons des faits profondément personnels et familiers."

Et c'est exactement ce que Steinbeck nous offre dans son oeuvre ; on se retrouve dans ce roman, peut être plus que dans tout autre, car ce qu'il nous raconte nous touche. Le bien, le mal, le prodigieux combat qu'ils se livrent en chacun de nous... On ne peut pas ne pas se sentir proche de Cal, qui sous son masque de dur-à-cuire cache un coeur abîmé, abîmé de se sentir sans cesse moins aimé que son frère ; et on ne peut pas non plus en vouloir à son père, Adam, qui regrette, mais trop tard, d'avoir délaissé ses enfants. Ce sont des personnages complexes, et c'est ce qui fait de "A l'est d'Eden" le chef d'oeuvre qu'il est devenu.

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Envy l'ajoute dans sa biblio or
2019-08-12T11:47:12+02:00

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