Livres
595 782
Membres
674 191

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Une place à prendre



Description ajoutée par One-Reader 2012-10-04T00:37:58+02:00

Résumé

Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre...

Comédie de mœurs, tragédie teintée d'humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

Afficher en entier

Classement en biblio - 1 726 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par anonyme 2013-01-23T16:05:08+01:00

Elle se rappelait avoir dit un jour à une adolescente boulotte, dans son bureau d'orientation, que l'important dans la vie, ce n'était pas le physique mais la personnalité. Le nombre de conneries qu'on raconte aux gosses, quand même..., songea Tessa en tournant la page du magazine.

Afficher en entier

Commentaires les plus appréciés

Or

En tant que fan d'Harry Potter, je me devais de lire le nouveau roman de J.K Rowling qui, on m'avait prévenue, n'a rien à voir. Les thèmes abordés sont très différents, voire opposés. Il faut donc regarder ce livre avec un oeil neuf, un peu comme s'il n'était pas l'oeuvre de l'auteur d'Harry Potter, même si on retrouve un peu le style d'écriture et la pointe d'humour.

Personnellement, j'ai beaucoup aimé et je n'arrivais pas à lâcher le livre, désireuse de connaître le fin mot de cette histoire ! On suit plusieurs personnages en même temps, donc plusieurs histoires qui se rejoignent, mais c'est très facile de suivre et les liaisons entre les changements de "voix" sont bien réalisés. Les thèmes abordées m'ont beaucoup touchée et le ton de l'auteur est très juste, je trouve, dans sa façon de parler de choses "pas évidentes" comme la drogue, le sexe, la politique, l'amour. Sa tonalité est plus juste encore lorsqu'elle parle d'adolescents. Tous les personnages sont très complexes. Vraiment, j'ai beaucoup aimé et je le conseille vivement !

Afficher en entier
Diamant

Aussitôt sorti, et aussitôt acheté et dévoré. Le style de l'auteure reste toujours génial et elle nous entraîne très bien dans cette petite ville anglaise de Pagford. Elle prouve à tout le monde qu'elle peut écrire autre chose que les aventures de notre petit sorcier préféré!

Les mélanges de la société, tous les faits politiques, les crises d'ados, l'alcool, la drogue, les femmes battues, tout y est représenté et reste accessible au plus grand nombre.

Je ne sais pas si j'accepterais de vivre à Pagford car comme le fait remarqué Gaia, il y a trop peu de boutiques!

Mais bon, fans d'harry potter, si vous aimez le style de l'auteur lisez-le, mais alors oubliez tout le reste car il ne faut pas le lire en se disant qu'il va ressembler à ses précédents romans, loin de là! ♥

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par Allebei 2022-05-19T21:08:17+02:00
Lu aussi

« Une place à prendre » ou comment exploiter le succès de « Harry Potter » …

Quand j’ai lu ce livre, je n’avais pas d’attente particulière. Il m’a été donné par une amie à qui on l’avait offert et qui n’avait pas eu le courage de le finir. Etant donné que j’ai le cœur bien accroché, je n’ai pas eu de mal à lire 680 pages. Même si j’ai eu du mal à accrocher, j’ai persévéré. Mais je n’ai pas eu la récompense escomptée : celle d’avoir passé un bon moment. L’histoire met en scène la vie quotidienne d’une localité bourgeoise et chic, fictive, du sud de la Grande-Bretagne, Pagford. Cet endroit pittoresque, élégant en pleine campagne idyllique possède pourtant un autre quartier, nommé « Les Champs ». Et là, c’est le choc des cultures : là, c’est le repaire des cas sociaux, des drogués. Aussi, la paroisse parfaite, bien comme il faut, aimerait se débarrasser du quartier malfamé, voudrait fermer le centre de désintoxication. Rattacher ce quartier à une autre bourgade voisine, celle de Yarvil serait l’idéal… Le roman commence avec la mort de Barry Fairbrother, un notable favorable à l’égalité des chances et qui souhaite intégrer les gens du quartier dit indésirable. D’origine modeste, Barry songeait à aider les autres et à les sauver. Il s’était élevé socialement et représentait l’espoir des « Champs » d’où il venait. Or, cet homme de bonne volonté est victime d’un AVC. Dès lors, une bataille très âpre entre ses partisans et ceux qui veulent détruire son œuvre d’intégration de la jeunesse du quartier constitue le clou du très long récit. Tous les événements qui se déroulent à partir de ce décès sont présentés. Des élections sont organisées pour remplacer le défunt au sein du prestigieux Conseil paroissial. Dès lors, une course sans pitié a lieu.

Dès les premières pages, le lecteur fait la connaissance de très nombreux personnages. Le rythme est lent, long. Rien ne se passe. Chaque famille est décrite. Les motivations sont passées au crible fin.

Spoiler(cliquez pour révéler)[spoiler]L’article de Wikipédia résume bien la quantité de gens à retenir. Le texte étant bien fait, je ne résiste pas au plaisir d’en mettre une partie en Spoiler et vous invite à aller consulter la page. Voici les personnages :

[spoiler]• Famille Mollison o Howard Mollison : président du Conseil paroissial et commerçant réputé habitant au numéro 36, Evertree Crescent à Pagford. Cet homme obèse tient l'épicerie dont il a hérité, située sur la place principale du même bourg, et possède également le local attenant prêt à devenir un café-salon de thé sous le nom de « La théière en cuivre ».

o Shirley Mollison : l'épouse de Howard est une femme si attachée aux principes et soucieuse des apparences qu'elle en oublierait presque de vivre. Elle est également secrétaire du Conseil de Pagford, responsable du site internet de la paroisse.

o Miles Mollison : fils de Howard, cet avocat installé dans l'une des plus grandes mai-sons de Church Row est l'un des candidats au poste de conseiller paroissial jus-qu'alors occupé par Barry Fairbrother. Ses deux filles, Libby et Lexie, sont internes à St. Anne, un établissement privé dont l'épicier de Pagford paie les frais afin qu'elles n'aient pas à côtoyer la population scolaire issue des Champs.

o Samantha Mollison : la femme de Miles, qui tient un magasin de lingerie féminine à Yarvil, éprouve un penchant certain pour l'alcool. Elle ne voit pas d'un très bon œil la candidature d'un mari qu'elle n'a plus vraiment l'impression d'aimer.

o Maureen Lowe : veuve de l'associé de Howard, elle se fait un devoir de seconder ce dernier à l'épicerie, prépare l'ouverture de « La théière en cuivre » et s'immisce en outre à tout instant dans la vie privée des Mollison.

• Famille Wall o Colin Wall : surnommé « le Pigeon », cet homme profondément névrosé est l'ad-joint de Mrs Shaw, directrice de l'école polyvalente Winterdown que fréquente son fils Stuart « Fats » et où travaille également son épouse Tessa. Même si une telle initiative le terrorise littéralement, il se fait un devoir de se présenter à l'élection du successeur de Barry Fairbrother dont il était l'ami.

o Tessa Wall : petite femme rondelette aux goûts vestimentaires contestables, elle officie en tant que conseillère d'orientation et psychologue au sein de l'école poly-valente Winterdown codirigée par son mari, dont elle supporte tant bien que mal la névrose et ses effets. Elle aurait d'ailleurs préféré ne pas voir Colin devenir can-didat au poste de conseiller paroissial.

o Stuart « Fats » Wall : fils adoptif de Colin et de Tessa, son physique peu banal — démarche chaloupée, silhouette efflanquée, teint cireux, visage anguleux, oreilles disproportionnées — auraient pu en faire la tête de turc de ses condisciples s'il n'avait pas pris sur eux, dès son plus jeune âge, un ascendant psychologique qui ne s'est jamais démenti. Cet adolescent rebelle à l'autorité fait ainsi la pluie et le beau temps à Winterdown.

• Famille Price o Simon Price : aussi violent avec sa femme qu'avec ses fils Andrew et Paul, agressif envers quiconque se trouve à sa portée, le propriétaire de la maison appelée Hill-top House est employé dans une imprimerie dont il utilise les infrastructures à des fins personnelles le plus souvent lucratives. Afin d'être enfin reconnu au sein d'une communauté qui l'ignore, il se présente au poste de conseiller paroissial.

o Ruth Price : infirmière vivant dans la terreur de son mari — dont elle soutient la candidature —, elle s'est liée d'« amitié » avec Shirley Mollison qui œuvre parfois en qualité de bénévole dans les couloirs du South West Hospital.

o Andrew « Arf » Price : lycéen de seize ans luttant contre une acné envahissante et contre un père dont l'autoritarisme et les sarcasmes lui sont devenus insuppor-tables, il cherche à se rapprocher autant que possible de la ravissante Gaia Baw-den.

• Famille Bawden o Kay Bawden : assistante sociale ayant suivi Gavin Hughes à Pagford, elle y a repris les dossiers de sa consœur Mattie Knox — en congé de maladie — parmi lesquels celui de la famille Weedon.

o Gaia Bawden : jeune beauté ayant tourné la tête de nombreux garçons — parmi lesquels Andrew Price — dès son arrivée à Pagford, elle ne cesse pourtant de re-gretter Londres et les amis qu'elle y a laissés.

• Famille Jawanda o Parminder Jawanda : médecin généraliste à Pagford où sa famille réside au « Vieux Presbytère », membre du Conseil paroissial et amie fidèle de Barry Fairbrother jus-qu'à la mort de celui-ci, elle est la femme d'un chirurgien cardiaque de confession sikh prénommé Vikram et la mère de trois enfants, Jaswant, Sukhvinder et Rajpal.

o Vikram Jawanda : son époux (rôle mineur) o Sukhvinder Jawanda : n'ayant ni la beauté de son père Vikram ni l’intelligence de sa mère ou de ses frères et sœurs, elle est la cible d’attaques constantes dans son école et sur sa page facebook, régulièrement « polluée » par Fats Wall.

• Famille Weedon o Terri Weedom : mère de famille droguée o Krystal Weedon : celle qui était la protégée de Barry Fairbrother habite les Champs avec sa mère Terri, toxicomane notoire, et son petit frère de trois ans répondant au nom de Robbie. Plus jeune, elle a longtemps vécu auprès de son arrière-grand-mère Catherine Weedon — surnommée « Nana Cath » — et elle a fréquenté l'école St. Thomas à Pagford. Au lycée, elle est régulièrement suivie par Tessa Wall tandis que Kay Bawden est amenée à s'intéresser à son cas au nom des services sociaux.

o Robbie Weedon : enfant de trois ans, fils de Terri et frère de Krystal

• Autres personnages importants o Mary Fairbrother : veuve de Barry, elle doit désormais élever seule des enfants qui l'épaulent cependant autant que cela leur est possible. Elle peut d'autre part compter sur l'assistance juridique et humaine de Gavin Hughes, ami de la famille.

o Gavin Hughes : célibataire, cet avocat travaillant avec Miles Mollison était par ail-leurs un ami du couple Fairbrother. Il ne sait comment va évoluer sa liaison avec une travailleuse sociale qui a quitté Londres avec sa fille pour se rapprocher de lui.

(Voilà, c’est mieux écrit que je ne pourrais le faire et au passage, je remercie l’auteur de l’article).

[/spoiler][/spoiler]

Le lecteur prend connaissance de toutes les pensées cachées (ou non) des personnages et ce n’est pas beau du tout. La méchanceté, la mesquinerie, le manque d’empathie, l’arrivisme, l’opportunisme, la lâcheté, la trahison, les bassesses, la dépravation, les fantasmes sexuels, l’avidité, le harcèlement, le racisme affreux, tout y passe. Il n’y a rien de bon chez les habitants de Pagford. Comment un tel village peut-il exister ? Il n’y a que des minables, des méchants, des dégoûtants et des pervers du côté du « beau monde ». Dans le quartier des drogués, c’est la catastrophe : la misère, le quart monde, le sordide, la déchéance pullulent. Le lecteur finit par comprendre le message : les gens de Pagford refusent d’aider les pauvres, ne veulent pas de mixité sociale et font tout pour se débarrasser de ce quartier qu’ils considèrent comme un véritable cancer. Ils ne donnent aucune chance aux autres. C’est très triste et désespérant.

La plus grande partie de cet ouvrage est donc consacrée à la présentation de ces gens (et de la pire bassesse humaine). Ensuite, des « corbeaux » se mêlent et apportent enfin un peu d’action. Des hackers entrent comme dans un moulin sur le site internet paroissial et dénoncent les secrets des candidats à la place de Barry. Les scandales s’enchaînent. Malheureusement, le lecteur n’a pas le plaisir de chercher qui sont les corbeaux puisque ceux-ci sont montrés à l’œuvre. Il s’agit des trois adolescents qui souffrent et qui veulent se venger de leurs proches. Tout le monde a un cadavre dans le placard à Pagford ! Au final, le roman se termine mal… Il n'y a pas de justice !

Je ne vous cache pas ma déception. Je m’attendais à mieux de la part de la personne qui a signé la série des « Harry Potter » et qui est décrite sur la jaquette du livre comme un « écrivain prodige ». C’est possible que l’auteur de ce livre le soit car il faut vraiment être prodigieux pour proposer presque 700 pages de ragots, de commérages, de médiocrité totale, de faits révoltants, de noirceur.

Cela ne doit pas être facile de se reconvertir après « Harry Potter ». Pourtant, Daniel Radcliffe a montré qu’il était un excellent acteur et qu’il y avait une vie après le petit sorcier à lunettes. Ses collègues de set ont réussi aussi. Mais J. K Rowlings a semble-t-il échoué avec cette fiction (heureusement qu'il n'existe pas un tel village en Angleterre parce ce serait grave !). On ne peut pas se prendre impunément pour Ken Loach le réalisateur britannique. Au moins, les films anglais qui traitent de thèmes sociaux donnent de l’espoir. Ils apportent la volonté de montrer que l’on peut s’en sortir. Là, dans « Une place à prendre », les pauvres misérables drogués restent des victimes et s’enfoncent irrémédiablement dans la boue. Aucune rédemption, aucun espoir. L’auteur les achève et se venge sur ses personnages. Par exemple, la pauvre Krystal Weedon (dont le nom est un jeu de mots pathétique sur la drogue – le cristal – et l’herbe – Weed on !) est exploitée, violée, bafouée, méprisée et ne parvient pas à quitter l'enfer sur Terre Spoiler(cliquez pour révéler)(et finit par se suicider). L’auteur a trop regardé la série « Little Britain » et a voulu copier le personnage haut en couleur de Vicky Pollard. Mais Krystal n’est pas comme Vicky, drôle, cassante et optimiste. Krystal est une pauvre malheureuse, une victime. Imiter « Little Britain » et trahir son esprit, ça ne marche pas. On n'usurpe pas la place de Vicky Pollard.

Autre exemple, le roman est truffé de passages pornographiques déplacés. Les personnages ont des fantasmes sexuels choquants Spoiler(cliquez pour révéler)(comme par exemple Samantha qui veut coucher avec des adolescents mineurs - si ça, ce n'est pas de la pédophilie !). Les descriptions sont dégoûtantes. L’auteur pouvait franchement s’en passer dans son roman où il y a déjà trop de scènes de violence gratuite ! Sous prétexte d’ironiser, de dénoncer, de faire une satire, on nous livre vraiment trop de mauvaises choses d'un seul coup. C’est déprimant.

C’est sûr que je ne m’attendais pas du tout à trouver tout ça dans ces 680 pages (lues jusqu’au bout). Désolée pour les fans, mais je n’ai pas apprécié. Une place est à prendre, c’est vrai : celle de J.K. Rowlings.

Afficher en entier
Lu aussi

Ce livre a une bonne approche concernant les mœurs et les façons de penser que peuvent entretenir les personnes vivants au sein d'une même communauté.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Aryia 2021-10-30T12:27:06+02:00
Argent

Une lecture en montagnes russes. Parfois, je me disais que c’était vraiment excellent, et d’autres fois, je grimaçais tant cela me mettait mal à l’aise. Malgré quelques clichés, inévitables quand on se lance dans ce genre de récits mettant en scène autant de personnages, j’ai plutôt apprécié le fond, cette chronique pleine d’humour noir sur ce qui se cache réellement derrière les masques et les apparences, cette chronique grinçante qui dévoile ce que le politiquement correct voudrait qu’on garde bien caché au fond des caves … Il y a les conflits sous-jacents, les rancunes inconscientes, il y a les conflits ouverts, les rancœurs pleines de colère … Il y a les douleurs qui se taisent, et celles qu’on met en scène … Et tout ceci se mélangent dans un amas informe d’existences qui se côtoient comme autant de petits drames. Mais c’est la forme qui m’a le plus dérangée : j’ai certes aimé ce côté sarcastique, justement, ce côté très incisif et mordant, mais je déplore vraiment cette vulgarité qui colle à la peau, qui dénature ce qui aurait pu rester un roman doux-amer, et qui en devient purement salace, et c’est vraiment très dommage, car ça aurait pu être vraiment très bon sans ce travers …

http://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2021/09/une-place-prendre-jk-rowling.html

Afficher en entier
Lu aussi

J’avoue que je ne sais pas par quoi commencer pour parler de ce livre. J’avais décidé de le lire parce qu'il y a un bout de temps, je comptais lire tous les JK Rowling. Récemment, j’ai fait du ménage dans ma PAL et je l’ai retrouvé donc je me suis motivée à le lire. Et là, panne de lecture. Franchement, je ne m’y attendais pas, mais j’ai mis presque 3 semaines à lire ce livre… Jusqu’à la page 350 environ, j’étais pas du tout, mais alors vraiment pas du tout dedans. L’histoire met très très longtemps à démarrer et la phase de présentation des personnages et de mise en place est longue, mais longue… En plus, il y a un nombre de personnages assez impressionnants avec tous des caractéristiques bien précise, il faut retenir qui est marié à qui, qui est le fils de qui, qui a des enfants, qui est nouveau dans la ville, qui est pour tel mesure au conseil, qui est contre… etc. Bref, c’est un peu un casse-tête et malgré la plume toujours aussi belle et fluide de l’autrice, je dois avouer que j’ai ramé ! Je ne suis réellement entré dans le récit que vers la page 350, 400, c’est-à-dire à plus de la moitié puisque le livre compte environ 680 pages.

Pour ce qui est de l’histoire, elle avait pourtant tout pour me plaire. L’autrice nous dépeint ici une société hideuse, ou les protagonistes sont motivés par des désirs et des ambitions personnelles et ne font absolument pas attention les uns aux autres. Chaque personnage est détestable à sa façon, et l’hypocrisie et la malhonnêteté des être humains et mise en lumière dans toute son horreur. Encore une fois chez JK Rowling ce qui fait la force du récit, ce sont vraiment les personnages hauts en couleur dont on a l’impression qu’ils sont réels tant les descriptions qui en sont faite sonnent juste. La fin est époustouflante et les 100 dernières pages regorgent de retournement de situation et d’événements à la fois tragiques et passionnants.

En résumé, Une Place à Prendre était une lecture très moyenne en raison du début, ça faisait quand même longtemps qu’un livre ne m’avait pas créé une panne de lecture de plusieurs semaines ! Mais en enlevant 200 pages, peut-être aurais-je adoré ma lecture. Mais en même temps, sans ces 200 pages du début, l’autrice aurait eu du mal à poser son décor et ses personnages de manière aussi parfaite, et peut-être aurais-je du coup moins apprécié la fin ? On ne le saura jamais, mais ça reste un bilan très mitigé pour moi et donc une lecture que j’aurais du mal à vous recommander…

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Clemflor 2021-08-07T18:51:37+02:00
Bronze

Je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre en lisant ce livre. En même temps, après le chef d'oeuvre d'Harry Potter, il était difficile d'envisager JKR dans un roman sans fantastique. Quand bien même, je ne me serais jamais attendue à ce qu'il soit si dur ! Critique de la société anglaise, il prend un parti pris ouvertement sombre. Définitivement réservé aux adultes.

Il faut dire que je ne me dirige ordinairement jamais vers ce genre ; et ici pas de pudeur de l'ellipse pour toutes les scènes d'habitude taboues. J'ai été choquée par la crudité de certaines scènes à caractère violent ou sexuel, bien qu'elles avaient tout à fait leur place. Pour la faire courte, ce livre m'a désarçonnée, sous tous ses aspects (ce qui n'est pas une mauvaise chose du tout). La capacité de JKR a présenter des personnages qu'on déteste et comprend à la fois est très impressionnante. Le livre ne m'a donc pas déplu mais ne m'a pas transcendé non plus, car malgré une bonne écriture et une toile d'araignée bien tissée entre intrigues et personnages (sur ce point, JKR est toujours maître - bien que j'ai été un peu perdue au début par la quantité de personnages), il présente quand même un certain nombre de clichés. De plus, bien que le ton ironique (ici plus sardonique) soit une des seules traces de la plume espiègle de JKR, l'ambiance est assez morbide tout du long, Spoiler(cliquez pour révéler)l'oeuvre se conclut également de manière morbide, et il manquait une certaine touche de légèreté à tout ça pour me plaire et être conforme à l'idée que je me fais d'une bonne critique sociale.

Le talent de l'auteure n'est pas à confirmer, cependant je ne le trouve pas non plus consacré par cette oeuvre, qui est certes un bon roman, mais pas du tout sur le même niveau que la saga HP. (petite excuse : ce qui fait en grande partie le génie d'HP, c'est la diversité de son univers complet, et, sur ce terrain, il est difficile d'égaler 7 tomes avec un seul).

Je le conseille cependant à qui veut découvrir une nouvelle facette de l'auteure (car cette oeuvre, de par sa nature de critique sociale, est forcément un parti pris de la part de JKR), où à qui aime les romans de critique sociale débarrassés de légèreté.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Esdia 2021-06-27T11:09:58+02:00
Pas apprécié

Je pense que pour moi, J K Rowling restera simplement la maman de Harry Potter et c'est tout.

Après le bruit qu'à fait ce livre à sa sortie, je m'attendais à quelque chose de d'exceptionnel et... Ca n'a pas du tout était le cas... Attention, je n'ai pas pris ce livre en ayant les livres HP en tête, je savais que c'était complètement différent, une critique sociale, et non un livre pour enfant.

Je ne l'ai trouvé d'aucun intérêt pour le genre, il n'y a aucune originalité, les personnages sont des stéréotypes déjà pris et repris dans l'univers de la satyre sociale, le sujet a déjà été repris des dizaines de fois et ce livre n'apporte aucune touche d'originalité, rien qui sort du lot. J'ai été très déçue de découvrir dans ce petit pavé du vu et du revu.

Et en finissant roman, je n'ai pu m'empêcher de penser Spoiler(cliquez pour révéler) touuuuuuut ça pour finir comme tout le monde s'y attend ? Le boucher remporte les voix de popularité et va s'amuser à exclure la "racaille" de sa très chère ville de Néandertaliens... Great...

Bref, en résumé, un livre au goût de plat réchauffé sans aucune ajout original qui aurait pu le faire sortir du lot.

Afficher en entier
Argent

J. K. Rowling se démarque remarquablement de l’univers de son célèbre petit sorcier Harry Potter en signant un roman ici à la fois dérangeant et unique en son genre. En effet, l’histoire d’Une place à prendre se déroule dans la ville de Pagford qui condense à elle seule tous les travers de l’espèce humaine au travers de ses habitants particulièrement détestables. Je pense ici notamment à Howard Mollison et Maureen Lowe. Certains personnages suscitent malgré tout de la pitié en étant durement touchés par la vie et en deviennent de ce fait attachants telle Crystal dont le destin tragique va s’amorcer tout le long du livre.

Le roman est déroutant de par sa construction : aucune action, aucune histoire d’amour, seulement la description acerbe d’une communauté renfermée sur elle-même et hermétique aux drames que cet isolement provoque autour d’elle. Les personnages sont marqués par leur égoïsme et leurs travers sont tellement prononcés que certains en deviennent même caricaturaux.

J. K. Rowling fait une fois de plus la preuve de son talent et nous prouve qu’elle est capable de toucher un autre public cette fois plus mature. Toutefois, ce livre est assez volumineux et pourrait refroidir les fans de Harry Potter. L’histoire est assez longue à se mettre en place, d’ailleurs on ne comprend qu’à la fin qui est en réalité le personnage principal de l’histoire. La mort du notaire ne sert en réalité que de déclencheur et de prétexte pour s’immiscer dans la vie des habitants de Pagford.

Au final, j’ai adoré ce livre à l’humour so british même s’il a fait l’objet de critiques assez sévères.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Antiigone 2021-01-25T13:01:47+01:00
Bronze

Un roman très addictif qui nous plonge au cœur de la vie d'un petit village en proie aux jalousies, et aux pires tourments de l'âme humain depuis le décès de l'un des conseillers paroissiaux. Qui va prendre sa place ? Ces destins entremêlés, ces tranches de vies aux passés sombres desservent parfaitement une intrigue très bien ficelée qui nous tient en haleine jusqu'aux dernières pages. La psychologie des personnages est très approfondie et réaliste.

J'ai passé un très bon moment de lecture et je le recommande.

Afficher en entier
Bronze

Difficile d'entrer dans cette histoire. Beaucoup de familles avec chacune leur propre histoire. Totalement différent de sa série des "Harry Potter" on est un peu déboussolés au début mais on se laisse vite prendre dans l'intrigue. Un bon reflet de la société actuelle...Il faut donc passer au moins 200 pages avant d'y "être complètement".A trop vouloir détailler l'environnement et la psychologie des personnages, l'auteur perd souvent le fil du récit. En résulte un manque de rythme qui engendre pas mal de frustration à la lecture. Il faut s'accrocher pour finir le livre car l'histoire n'est du coup pas captivant

Afficher en entier
Commentaire ajouté par i_reine 2020-11-11T12:24:35+01:00
Diamant

Je crois que les "mauvaises" critiques n'ont pas compris ce livre, tout bonnement. S'attendant à retrouver la magie Potteresque, elles sont passées à côté du génie de ce roman. J'ai lu The Casual Vacancy en anglais car je savais que la plume de Rowling ne pouvait se savourer réellement que dans sa langue originale. J'ai bien fait. Chaque phrase est un délice, chaque page tournée nous propulse au coeur de cette petite ville anglaise au sein de laquelle les habitants se déchirent ou s'aiment, se font des coups bas ou se sauvent les uns des autres, tous comme "coincés" contre leur gré dans leur petite communauté resserrée. J'ai lu plusieurs fois qu'il ne se passait rien dans ce livre, et qu'il était extrêmement difficile d'en venir à bout sans l'abandonner au bout d'une centaine de pages ; c'est en effet vrai si l'on n'est pas friand de descriptions psychologiques d'une grande finesse, si l'on n'est pas prêt à plonger au coeur de l'âme humaine et de ses remous. Pour ceux qui, comme moi, trouvent un profond intérêt dans l'observation minutieuse des caractères, dans la dissection perçante des personnalités, dans l'analyse lucide et sensible des tempéraments, ce premier roman pour adultes écrit par "Queen Rowling" sera un véritable délice, de la première à la dernière - déchirante - page.

Afficher en entier

Dates de sortie

Une place à prendre

  • France : 2012-09-28 (Français)
  • France : 2013-10-02 - Poche (Français)
  • Canada : 2012-09-29 (Français)
  • Canada : 2013-10-09 - Poche (Français)
  • USA : 2012-09-27 (English)

Activité récente

Balthas l'ajoute dans sa biblio or
2022-02-28T16:07:41+01:00

Titres alternatifs

  • The casual vacancy - Anglais
  • Morte Súbita - Portugais

Évaluations

Quizz terminés récemment

Les chiffres

lecteurs 1726
Commentaires 276
extraits 26
Evaluations 402
Note globale 6.82 / 10

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode